Douze primo-arrivants formés aux métiers du transport chez Jost Group !

Ils viennent de Syrie, d'Irak ou de Somalie.

Ils viennent de Syrie, d'Irak ou de Somalie. Ils sont 12 et viennent d'entamer la partie pratique d'une formation qui les prépare au métier de transporteur routier. Certains pourraient atteindre cet objectif final, les autres seront plus vraisemblablement engagés dans d'autres services liés au transport.

Cette formation initiée par le Forem est assurée par l'IFAPME de Liège pour le volet théorique, et par l'entreprise Jost, aux Hauts Sarts (Herstal) pour la partie pratique, s'inscrit dans le contexte de la pénurie de chauffeurs poids lourds. Une pénurie qui incite des entreprises comme le groupe Jost à s'associer à cette formation. Une première.

Nizar, 27 ans, vient de Syrie. Ce lundi, il était occupé à l'entretien général des camions. Son rêve, demain, les conduire : " Je voudrais trouver un travail pour la vie. J’ai choisi celui-ci parce que j’aime bien conduire et parce que j’ai déjà une expérience en Syrie ".

En apprenant au sein de l'entreprise, ils effectuent un travail réel : " Il y a des personnes qui sont avec eux en permanence durant la journée. Ils font un vrai travail, comme n’importe quel ouvrier dans l’atelier ", souligne Jean-Marc Reinarts, responsable carrosserie.

L'objectif de la formation, c'est le métier de chauffeur poids lourds. Mais pour les primo-arrivants, ce n'est pas simple, comme le précise Jacques Rogister, conseiller en formation à l'IFAPME : " Les étapes sont très difficiles parce que pour la plupart d’entre eux, ils doivent repasser leur permis en Belgique ".

Pour ce public, la barrière de langue est un réel frein, comme en témoigne Mohamed, 23 ans, syrien : " Lors de l’examen du permis, en Français, le temps pour répondre est de 15 secondes par question, or j’ai besoin d’au moins 30 secondes pour comprendre la question ".

En plus du problème de langue, il y a le coût : au moins 2 000 euros pour obtenir le permis. Mais là aussi, certaines entreprises s'engagent : " L’entreprise peut aussi financer le permis avec un plan de remboursement étalé. C’est déjà arrivé plusieurs fois. Durant la dernière année, nous l’avons fait quatre fois ", détaille Véronique Hustin, responsable communication et formation du groupe Jost. Celle-ci affirme aussi que tous les stagiaires actuels, s’ils font preuve de motivation et de compétence durant le stage, seront engagés par la société. Et cela, les stagiaires nous ont tous confié en être bien conscient.

Olivier Thunus, RTBF Info

Publié le lundi 16 avril 2018 à 17h13

 

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